Qualité d’usinage, une alchimie entre l’outil et la matière grâce au lubrifiant

trophée lubrification de coupe-Blaser 2017

Qualité d’usinage, une alchimie entre l’outil et la matière grâce au lubrifiant

Résolument tournée vers l’international avec plus de 80% de son C.A à l’export, Nicomatic, l’entreprise de Bons en Chablais (74) se distingue par son positionnement dans la connectique adaptée à des environnements sévères. L’usinage des composants de systèmes de connexion se situe à la croisée de la micromécanique et du décolletage dans un contexte d’exigences élevées. Au service d’une entreprise très innovante, le personnel d’atelier se doit de développer une approche pointue de tout l’environnement de production et plus spécifiquement du lubrifiant de coupe. Il est devenu un paramètre majeur dont les propriétés influencent directement la qualité d’usinage, la productivité des machines et la rentabilité opérationnelle dans un marché mondialisé.

Fort d’un parc d’une quinzaine de tours à commande numérique Star et Traub, ou à cames de Tornos-Bechler, l’atelier de décolletage traite principalement du laiton, bronze, cuivre Béryllium et de l’Inox 316 L, en barres de diamètre 1 à 5 mm. Ces petites pièces sont appelées à recevoir un revêtement de surface qui favorise la conductibilité. Il est donc très important que les états de surface demeurent parfaits afin de garantir la qualité du revêtement. Les problèmes de qualité d’usinage rencontrés en 2013 sur de nouvelles références de pièces ont mobilisé l’attention de Bruno Aubier, l’un des 5 régleurs de l’atelier, qui assure la responsabilité des achats techniques pour l’atelier. Cette double mission qui s’inscrit dans une approche de Lean management, met les acteurs de la performance au centre du processus de décision.

La qualité d’usinage définie par la relation outil – matière – lubrifiant

La mauvaise évacuation des copeaux en perçage de précision D= 0,35 x 4 mm générait un taux de non qualité d’usinage inacceptable. Maintes fois sollicité par Bruno Aubier, le fournisseur de lubrifiant n’a pas su offrir de solution technique appropriée. Et, c’est sur les conseils du fabricant d’embarreurs, IEMCA, que le responsable des achats techniques a sollicité l’expertise de Blaser Swisslube. Selon Sébastien Doberva, qui assure le conseil technique et commercial de Blaser pour les Savoie, les caractéristiques de certaines huiles, même de grande qualité, ne sont pas adaptées à tout type d’usinage et de matière. Il était donc important de repartir du besoin global du client, la performance d’un lubrifiant adapté aux métaux non ferreux et aux inox, pour mieux résoudre la problématique spécifique du process : obtenir une parfaite évacuation du copeau sans laisser de rayure ni d’impureté sur la longueur du perçage.

Lubrifiant d'usinage Blaser swisslubeLes huiles de coupe de base minérale sont naturellement appropriées aux usinages multi-matière. Dans le cas présent, il était nécessaire de veiller à optimiser la qualité de la coupe en limitant les efforts sur l’outil tout en favorisant l’évacuation des copeaux.

L’importance du lubrifiant dans la relation outil – matière

Le conseiller Blaser Swisslube a consolidé son diagnostic avec l’appui du centre de compétence de sa maison mère. Pour une réponse adaptée à la qualité d’usinage et sécurité désirées, ils ont retenu la solution Blasomill 10. Cette huile de coupe minérale de faible viscosité, hydro craquée, contient une additivation d’ester pour réunir toutes les qualités requises.

La technologie de ce lubrifiant, parfaitement adaptée aux problèmes spécifiques du perçage-forage et aux usinages multi matière a logiquement répondu aux attentes et objectifs des opérateurs. Gilles Landrieu coéquipier régleur apprécie le changement. “ Nous ne sommes plus obligés d’effectuer une surveillance en continu à cause des arrêts fréquents de la machine et du volume important de rebuts ”.

Effectivement, le changement de lubrifiant a apporté de la qualité d’usinage et sécurité dans une organisation où les machines tournent 24h/24 avec un poste opérateur quotidien. Les Blasomill 10résultats enregistrés sur cette seule référence de pièce, un contact numérique, montre une économie annuelle des rebuts à hauteur de 150 heures machine et une baisse de 22% de la consommation d’outils. “ Nous pourrions augmenter sérieusement la vitesse de coupe, mais cette opération est liée par un temps menant qui lui est supérieur ”, reconnait Bruno Aubier. Dès 2014, l’équipe de régleurs, constatant de meilleures conditions d’usinage en tournage et fraisage, quelles que soient les matières habituellement présentes dans l’atelier, a validé la reconversion progressive de l’ensemble du parc machines en Blasomill 10. Cette solution participe à la qualité d’une fabrication aux exigences pointues, tout en augmentant la sécurité du fonctionnement des machines qui travaillent de nuit comme de jour. Outre la longévité des outils qui est préservée et la réduction du nombre de rebuts, la propreté des pièces interfère de façon positive sur le process de lavage des pièces. L’installation de lavage étant moins sollicitée, sa maintenance est sensiblement allégée.

La présence régulière de Sébastien Doberva a permis d’apporter un nouvel éclairage sur le rôle du lubrifiant et son influence sur la maîtrise d’un environnement de production où chaque paramètre à son importance. “ Dans un premier temps, j’ai souhaité sensibiliser le personnel de production à la bonne gestion et maintenance du lubrifiant pour qu’il devienne un véritable outil liquide, correctement utilisé et entretenu. Considérant que le lubrifiant a de la valeur, chacun se rend compte de son influence sur les paramètres de coupe et la qualité d’usinage. Cela n’a pas empêché de réaliser un gain économique de 12% du coût annuel de lubrifiant grâce à une baisse significative de la consommation en huile de coupe.”

En partenariat pour de nouveaux objectifs

Cette relation de proximité avec son conseiller Blaser Swisslube intéresse au plus haut point Bruno Aubier. “ En tant qu’utilisateur, nous avons besoin de mieux connaître la technicité des lubrifiants et leur interaction avec l’outil et la matière. Cela permet de se poser de bonnes questions et d’avancer en partenariat vers des objectifs que nous n’aurions pas seulement envisagés. Nous avons aussi fait de grands progrès en remplaçant notre lubrifiant d’affûtage par la Blasogrind HC 10 de Blaser. Elle apporte un très bon décrassage des meules diamant et offre un bien meilleur refroidissement sur la zone d’affûtage. C’est très important pour nous qui utilisons de très petits outils particulièrement fragiles ”.Nicomatic - Baser Swisslube

Témoignant d’une véritable confiance envers les salariés, les dirigeants de Nicomatic, Julien et Olivier Nicollin, encouragent les équipes de terrain à aller toujours plus de l’avant pour qu’ils soient les acteurs de la politique d’innovation indispensable sur les marchés internationaux. La préparation de la certification ISO 14001 est un objectif majeur pour l’entreprise chablaisienne. Elle concerne le management environnemental et implique tous les secteurs de la société. A son niveau, Bruno Aubier souhaite œuvrer sur la baisse des consommables de production. Avec son partenaire en lubrification et en collaboration avec le CTDEC de Cluses (74), ils vont également travailler sur l’élimination de microparticules de laiton qui subsistent dans l’huile d’usinage. A plus de 40 ans d’existence, Nicomatic entretient son âme de leader, tournée vers l’entreprise citoyenne du futur.

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