Problèmes et solutions en lubrification de coupe

Problèmes et solutions en lubrification de coupe

Débat avec les 4 lauréats des trophées Blaser Swisslube 2015

Blaser Swisslube France et Équip’prod tentent avec les lecteurs une expérience inédite de discussion autour d’un sujet dont on entend de plus en plus parler – le lubrifiant de coupe. Notre  point de départ sera le « Pourquoi », et nous poursuivrons sur des points marquants concernant les 4 lauréats 2015 des trophées de la performance en lubrification de coupe. Ils ont accepté de participer à ce tour de table animé par Gilles FERREOL, Consultant. Aux lecteurs de poursuivre sur le Web avec leurs questions sur ce qui les intéresse… problèmes rencontrés, comment faire et combien ça rapporte ou ça coûte…

M. Emmanuel Klein-Brasier, vous avez décidé en 2011 de repenser votre stratégie de production, cette démarche a été le déclencheur de votre optimisation du lubrifiant pourquoi ?

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SIPMA

Pour s’assurer un avenir sur le marché de la sous-traitance mécanique, nous avons besoin d’offrir des avantages concurrentiels décisifs sur les prix et sur la qualité et technicité de nos réalisations. Une action sur les coûts et sur le positionnement « qualité et technicité » était indispensable pour SIPMA. Aussi, pour centrer notre production sur des pièces très techniques, j’ai investi sur des équipements performants au niveau des machines, des outils et bien évidemment dans la lubrification. Celle-ci est assurément le paramètre le plus influant dans la stabilisation d’un process où l’on recherche le maximum de performances.
Tirer la performance vers le haut et réduire les coûts impliquent notamment de faire durer des outils qui coûtent chers, de réduire les coûts et les temps de maintenance… Dans cette logique, je considère que les opérateurs ne sont pas à négliger et sont parties prenantes des résultats obtenus. Il faut donc penser à eux avec des produits qui leur plaisent et avec lesquels ils rencontrent le moins de problèmes sur machine.Après essais, nous avons pu généraliser le travail en 2 X 8 et la création du poste de nuit (3 X 8) sans réglage ni intervention opérateur sur les centres d’usinage robotisés a permis une optimisation des coûts et des volumes de production.

M. Daniel Chombeau, avec des matières type acier ou de fonderie classiques et une production en petits lots, qu’est ce qui vous a fait revoir votre choix de lubrifiant et revenir chez Blaser ?

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INGERSOLL

L’une de nos difficultés est la précision demandée, certaines pièces critiques ont des tolérances de l’ordre du µ.
Notre choix d’utiliser les lubrifiants Blaser Swisslube s’est fondé sur plusieurs critères. Notre objectif visait à sortir de solutions passées insatisfaisantes. Nous voulions réduire nos temps de cycle en conservant la précision recherchée et améliorer les conditions de coupe tout en diminuant la consommation de nos outillages. La résolution des problèmes d’allergies de nos opérateurs (dermatose) était aussi une de nos priorités.
Les produits concurrents ne nous ont pas apporté de réponses globales à toutes ces contraintes avec autant de performance. Le service qui accompagne les lubrifiants Blaser a été aussi un paramètre déterminant car il est plus que rassurant, il fait partie de l’efficacité des résultats que l’on veut garder pérennes.

M. Frédéric Lorentz, quelle est l’origine de votre choix de lubrifiant ?

LORENTZ

LORENTZ

Nous avons rencontré plusieurs problèmes avec d’autres marques de lubrifiant (pollution des bacs, odeurs, machines encrassées, environnement de travail gras, taches sur les pièces en aluminium. Cela nous a poussés à avoir plus de réflexions sur la pertinence des lubrifiants Blaser.
Leur présence sur de nombreux salons et dans la presse professionnelle a conforté l’impression ressentie sur le terrain de dialoguer avec des technico-commerciaux compétents. L’écoute, leurs connaissances techniques et le service proposé nous ont orientés vers ce choix.

M. David Forais, vous avez subi une baisse d’effectifs qui vous a obligé à trouver des leviers de compétitivité : pourquoi vous êtes-vous attaché à améliorer la partie Lubrifiant ?

DJC

DJC

L’huile est un facteur important dans l’usinage, car elle contribue à la durée de vie des outils et donc à la productivité. Pour mon cas, il s’agissait d’améliorer la durée de vie des outils et de réduire les temps de réglage et maintenance, afin d’augmenter sensiblement les temps et volumes de production machine. Parallèlement j’ai gagné de nombreuses heures d’intervention opérateur et pu fonctionner avec un effectif restreint.

M. Emmanuel Klein-Brasier, qu’est-ce qui vous a marqué le plus dans ce changement de solution de lubrification ?

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SIPMA

Le suivi mensuel de Blaser est un vrai soutien technique que le conseiller nous apporte dans notre travail quotidien : écoute, évaluation technique, conseil, se font en temps réel. Ce n’est pas une visite de courtoisie qu’il effectue, mais un suivi préventif et de maintenance avec les opérateurs, au pied des machines à l’atelier. Dernièrement nous avions des problèmes de rodage à résoudre sur de nouvelles pièces, notre visiteur Blaser est revenu une semaine plus tard et le problème était résolu. Grâce à ce suivi nos machines peuvent produire au maximum de leur potentiel de productivité de façon sécurisée.

M. Daniel Chombeau, comment expliquez-vous que le lubrifiant de coupe soit une pièce maitresse des gains de productivité de l’atelier estimé à + 30% en 2014 et près de 15% en 2015 ?

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INGERSOLL

Après des années de stabilité, nous devions impérativement augmenter notre production de plus de 30%. La prise en compte et l’introduction d’un bon lubrifiant a été un paramètre étudié pour atteindre nos objectifs.
Habituellement de telles augmentations de la productivité induisent des ajustements et modifications des conditions d’usinage. La fréquence de lancement, les flux et le volume augmentent de façon considérable et l’on comprend vite les limites du process de fabrication mis en place. La performance du lubrifiant utilisé a permis de répondre aux contraintes, nous avons pu augmenter notre production sans impact négatif ni changement à réaliser.
En outre, les propriété du lubrifiant utilisé nous ont permis de réduire les pannes machines ainsi que les dépenses de maintenance. Nous avons effectivement constaté que les lubrifiants qui ont été utilisés précédemment détérioraient certaines parties des machines d’usinage comme les broches (valeur 27 k€), tabliers, glissières, etc.

M. Frédéric Lorentz, en quoi la qualité et le confort de travail est-il primordial pour le groupe Lorentz et en quoi les solutions de Blaser ont-elles amélioré le quotidien de ses opérateurs ?

LORENTZ

LORENTZ

Nous travaillons sur des pièces ou la précision et le cosmétique ont une grande importance, il est vital que les professionnels ou opérateurs travaillent dans les meilleures conditions possibles à tout point de vue. Depuis que nous sommes passés avec les lubrifiants Blaser, nous n’avons eu que des retours positifs de l’atelier.

M. David Forais, Comment s’est impliqué Blaser sur votre recherche de solution  et en quoi les lubrifiants de Blaser ont-ils permis de maintenir le niveau de production ?

DJC

DJC

Avec Blaser qui était mon fournisseur sur certains postes, nous avons décidé de simplifier la gestion des huiles de coupe en ne conservant que deux références produits permettant de couvrir les différentes solutions d’usinage, une huile entière, la Vascomill 35 et une soluble, le Vasco 7000.
J’ai choisi ces 2 huiles car elles sont toutes les deux 100% végétales, et là aussi c’était dans mes choix. Cette standardisation nous permet de diminuer considérablement les temps d’arrêt machine et aussi éviter les mélanges involontaire. Blaser m’a bien accompagné dans ce projet, toutefois j’ai préféré la Vascomill 35 alors que Blaser optait plus pour le Blasomill 22, mais elle n’était pas 100% végétale. Avec le recul, les choix sont les bons car nous avons eu un gain de productivité de 20% ainsi qu’une baisse de la consommation de soluble de près de 30 %.

APICOM

APICOM

Gilles Ferréol : C’est ici que la discussion s’interrompt pour mieux se poursuivre, comme nous l’avons annoncé, sur le web. Désormais, c’est aux lecteurs qu’il appartient d’orienter la discussion sur ce qui les intéresse en posant leurs questions aux quatre industriels. Leur expérience peut s’avérer utile.

 

PARTICIPANTS DE LA TABLE RONDE :

Emmanuel Klein-Brasier – SIPMA à Passy (74) – Mécanique de précision – Industries aéronautique connectique, offshore, médicale
David Forais – Décolletage Jacques Cœur à Saint-Florent/Cher  (18) – Décolletage – Industries aéronautique, automobile, défense, loisirs
Daniel Chombeau – Ingersoll Rand à Sin Le Noble (59) – Conception, fabrication de systèmes et unités de levage
Frédéric Lorentz – Groupe Lorentz à Isles Les Villenoy (77) – Sous-traitance mécanique de pièces complexes – Industries : aéronautique, alimentaire, énergie, médicale, spatiale
Philippe Lacroix – Blaser Swisslube France à Fraisse (42) intervenant sur le web pour les questions techniques et d’ordre général
Gilles Ferréol  – Apicom, assure l’animation de la table ronde et la gestion du forum de discussion dans la fonction de modérateur

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8 réflexions au sujet de « Problèmes et solutions en lubrification de coupe »

  1. AvatarPerrichon Eric
    Bonjour,
    Le groupe STEVA est amenée à démarrer une activité de tournage CNC dans la logique d’intégration de métiers connexes à notre activité de la découpe emboutissage. Je suis en phase de consultation machine, outil et lubrifiant. Pouvez-vous me dire si Blaser peut être un partenaire fiable et intéressant pour une approche globale de mon problème.
    Comme je ne connais pas personnellement d’application Blaser, je précise que dans notre métier nous cherchons aussi des points de productivité, les lubrifiants sont un coût important mais ils participent beaucoup au respect et aux améliorations de cadence. Je suis également preneur de connaître des fabricants de tours CN susceptible d’intégrer ou qui utilisent des huiles Blaser dans leur C. des charges.
    Merci de vos réponses
  2. Emmanuel Klein-BrasierEmmanuel Klein-Brasier

    Je comprends votre vigilance sur le choix des huiles de coupe, j’ai travaillé précédemment dans l’étampage et c’est très important dans ce secteur. Concernant le tournage, il faut là aussi ne négliger aucun des paramètres : machine, outil et lubrifiant. Pour ce qui concerne la machine, le choix de la marque dépend prioritairement des niveaux de précision et des volumes de production à réaliser. Nous pouvons en discuter par téléphone si besoin. Vous attirez mon attention sur la recherche de points de productivité, pour cela il ne faut pas hésiter à choisir des outils et lubrifiants de qualité.
    Il faut éviter à tout prix de faire des erreurs dans le choix des paramètres d’un process car cela peut entrainer des arrêts de production, voire des immobilisations de longue durée. Sans chercher à faire trop de publicité, je pense que l’on peut dire qu’avec blaser vous mettrez de votre côté un partenaire de bon conseil qui peut trouver des applications assez proche de celles que vous souhaitez réaliser. Il saura vous guider pour vos premiers essais afin de trouver le meilleur compromis outil-matière et lubrifiant.
  3. AvatarFERRIOL Pierre
    J’utilise des lubrifiants de coupe pour des applications qui ne sont ni vraiment très techniques, ni en grande série et j’aimerais avoir votre avis si dans mon cas des produits comme Blaser pourraient m’être utiles et surtout rentables ?
  4. David ForaisDavid Forais

    Il est difficile de préconiser une marque de tours CN sans connaître la production à réaliser (surfaçage, perçage ou multiaxes), son volume et le type de chargement approprié (alimentation automatisée ou non). Pour ce qui concerne le sérieux des commerciaux de Blaser, vous pouvez compter sur une approche très « technicienne et professionnelle ». Nous avons pu constater chez DJC qu’ils prennent en compte tous les paramètres d’un process y compris le contexte environnemental : qualité de l’eau, oxydation pièces…
    Personnellement je suis partisan de solutions qui privilégient la longévité des outils et celle du lubrifiant. Un petit truc à savoir lorsqu’on fait l’acquisition d’une machine, il est possible d’obtenir un premier remplissage gratuit (pour les huiles solubles) ou presque (huile entière) de la part de Blaser, un bon moyen de tester sans frais la formule préconisée par Blaser.
  5. Daniel ChombeauDaniel Chombeau

    Bonjour c’est une très bonne question. Dans notre cas, nous ne faisons que de la petite série hormis sur certaines pièces très standard. D’un point vue technicité, nos pièces techniques représentent 30% de notre volume global.
    Les produits Blaser pourront vous être utiles dans le cadre de la maintenance de vos équipements, car ces produits ont des propriétés qui n’endommagent ou ne génèrent pas d’effet de corrosion, d’encrassement et autre. Tous ces facteurs finissent pas induire une détérioration du matériel et coûtent chers à l’entreprise.
    En outre ce sont des produits techniques et « flexibles » adaptables à de nombreuses exigences d’usinage et stables dans la durée.
    Finalement, cela a un impact fort et positif auprès de nos employés car cela a réduit considérablement les problèmes de dermatose. Ils sont motivés par la qualité des produits que nous utilisons. Cela se traduit dans la qualité de leur travail.
  6. AvatarVirginieB
    Article fort sympathique, une lecture agréable. Ce blog est vraiment pas mal, et les sujets présents plutôt bons dans l’ensemble, bravo ! Virginie Brossard LETUDIANT.FR
  7. AvatarR. LEDUC
    Bonjour, nous utilisons du Blasocut Kombi, quels sont les paramètres qui déterminent la nécessité de vidanger ? Et quelle action doit-on mettre en place pour maintenir les conditions de bases du lubrifiant pour en garantir son efficacité et sa longévité ?
  8. AvatarRaphæl Froment
    . LEDUC
    Une vidange doit être la solution ultime à la maintenance d’un lubrifiant. En effet lorsque beaucoup de paramètres dérives il n’y a pas d’autres solutions ou bien encore lorsque certains signes apparaissent comme ci dessous :
    – Concentration de plus en plus floue: signe d’une présence trop importante d’huiles étrangères de la taille de gouttelette ou fuite machine, résiduel pièce…
    – PH se tenant vers la limite basse de votre tolérance produit, entraînant des odeurs.
    – Teneurs en sels (chlorures, sulfates…) qui sortent des tolérances cause à des appoints fréquents liés à l’évaporation ou à des qualités d’eau médiocres.
    – Augmentation notable de la pollution en micro copeaux
    – Signes d’agressivité sur les personnes au contact du lubrifiant.
    Tous ses éléments font partie aussi de la surveillance portée à un lubrifiant afin de le maintenir le plus longtemps possible et ceci dans les meilleurs conditions.
    Enfin ses indicateurs peuvent être suivis de manière simple sur place par du matériel de type : réfractomètre, bandelette PH…. Ou de façon plus précise par votre conseiller technique Blaser et nos laboratoires d’analyse.
    En effet, un maximum de soins des le démarrage d’une émulsion vous permettra de gagner en longévité et donc de retarder au mieux cette phase de vidange : un bon mélange (matériel adapté pour mélanger), un déshuilage régulier, des appoints fréquents et correctement dosés, une surveillance hebdomadaire
    … Et dans le cadre d’une vidange avec désinfection suivre la procédure détaillée par nos soins.
    Enfin chez certains utilisateurs les vidanges des bacs machines font partie d’un protocole précis avec des fréquences déterminées : par exemple dans le cas de bacs individuels : 1 fois /an au moment des arrêts machines.
    Pour information nos conseillers techniques sont à votre écoute. Blaser organise en novembre des journées techniques sur le thème notamment du maniement des lubrifiants.

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