Bérieau adopte une huile hydro craquée pour gagner 35% de temps de cycle d’usinage

Bérieau adopte une huile hydro craquée pour gagner 35% de temps de cycle d’usinage

BÉRIEAU – Sainte-Florence (85)

Un an après l’installation d’une station de gestion centralisée du lubrifiant de coupe soluble pour l’atelier, un partenariat historique et solide s’est instauré entre BÉRIEAU et Blaser Swisslube. Travaillant dans l’usinage 5 axes, le décolletage et le montage en petite et moyenne série BÉRIEAU est une référence industrielle nationale aux exigences affirmées au niveau de la qualité et des prix : petite mécanique de précision, ferroviaire et surtout aéronautique et médical.

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Une première expérience pour résoudre les problèmes de lubrification

La mise en place de la gestion centralisée à partir d’une cuve de 3 000 litres en 2004 a concentré les problèmes et fragilisé la fiabilité des process. L’émulsifiant nécessaire au produit utilisé au départ a rapidement été dépassé par la complexité des retours de résidus matières, huiles de graissage, etc. Des dépôts durs se formaient sur les machines et les points de serrage occasionnant de lourds frais de maintenance et des vidanges trimestrielles.

Dès 2005, ces problèmes ont été résolus en premier lieu grâce à la mise en place d’un lubrifiant adapté aux usages de l’atelier. Le Blasocut BC 25 MD est réputé pour sa stabilité avec les matériaux ferreux ou non ferreux et pour la facilité de recyclage autorisant la réutilisation dans les machines. Mais surtout l’entreprise a fait l’objet d’un accompagnement pour prendre en main sa gestion du lubrifiant. Le suivi mensuel effectué par Loïc ROUX de Blaser Swisslube comprend l’information et la formation du personnel pour une meilleure utilisation du lubrifiant en production et a aussi l’avantage d’offrir une analyse préventive de l’évolution des 3 000 litres contenus dans la cuve.

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Un partenariat est fait pour s’améliorer toujours plus

Le directeur du site et initiateur de ce partenariat, Michel BERTRAND, connaissait le sérieux apporté par Blaser Swisslube sur la problématique lubrification. La casse, les vidanges immobilisant un parc machines pour 48 heures et la destruction trimestrielle de 3000 litres de lubrifiants ont fait place à une gestion attentive d’un « outil liquide » précieux pour un usinage productif et de qualité.

Un travail rigoureux s’est mis en place autour de différentes problématiques : amélioration des concentrations pour une coupe optimisée, suppression d’oxydation de certaines pièces, réduction des ajouts de lubrifiant, essorage des copeaux… Au terme des 6 dernières années, malgré une augmentation de 40% de l’activité et l’arrivée de 6 nouvelles machines, le volume de lubrifiant consommé n’a pas augmenté !

Derrière cette approche méthodique pour une solution globale en lubrification, un tout autre challenge, centré cette fois sur un impératif de productivité et de coûts dédié à une production bien spécifique, attendait nos interlocuteurs.

Un défi que l’on ne peut relever seul

Depuis bon nombre d’années la société BÉRIEAU assure la production de raccords inox 304 L pourvus d’un taraudage conique aux standards ¼ ou 1/8 gaz. Celui-ci est effectué en reprise sur une machine spécialisée et entièrement robotisée. Le problème à résoudre est directement lié à l’augmentation des volumes à fournir : la machine utilisée avait atteint son niveau de saturation – de gros investissements pour dupliquer la cellule n’étaient pas envisageables ni rentables pour absorber les suppléments à produire.

Devant une situation devenue impossible à pérenniser en l’état, Michel BERTRAND a pris le pari de conserver la cellule flexible actuelle en misant sur des gains de productivité à peine imaginables pour se donner du potentiel en capacité tout en maîtrisant les coûts.

Un premier travail avec le fabricant d’outils, HORN, a permis d’améliorer le process d’usinage au niveau des cycles machines, de l’arrosage haute pression et bien évidemment des caractéristiques de la fraise à fileter carbure. Cette première série de gains s’est principalement matérialisée par une baisse tangible des temps morts de changement d’outils et une plus faible amélioration des temps de cycle. Principal bénéfice, l’usure d’un outil a atteint le palier de 1000 pièces au lieu de 200 pièces précédemment.

Cette étape fructueuse avait montré ses limites sans satisfaire les besoins en capacités à produire des volumes suffisants. Il fallait donc pouvoir agir sur un enlèvement de copeaux plus important pour diviser de façon significative le temps de cycle par pièce. D’expérience, Michel BERTRAND et son équipe savaient que toutes les huiles entières n’offrent pas les mêmes performances, mais de là à imaginer que leur Conseiller Blaser Swisslube, Loïc ROUX relèverait le défi.

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Oublié dans sa fonction, le lubrifiant est souvent le maillon faible

En fait ce dernier a posé les bases d’un audit sur le terrain et analysé tous les paramètres notamment les difficultés rencontrées.

La présence de rebuts témoignait d’un process porté à son maximum, le mauvais dégagement du copeau, voire le collage de celui-ci au niveau de la plaquette était un signe révélateur des limites de l’huile de coupe utilisée.

La qualité et la résistance du film d’huile entre l’arête de coupe et la matière est toujours déterminante pour les opérations délicates d’usinage, ce qui est le cas du taraudage et plus encore sur des matériaux durs et réfractaires comme l’Inox. Sa fonction d’évacuation du copeaux et d’élimination de la chaleur vont conditionner tout le processus de taraudage : vitesse d’avance, volume d’enlèvement matière, réduction des efforts sur l’arête de coupe…

Les années de pratique et d’essais de Loïc ROUX ont facilité sa recherche en privilégiant une huile minérale de haute qualité (hydro craquée), avec une additivation en ester, de faible viscosité parmi les références des huiles entières mises à disposition par Blaser Swisslube. Il justifie ce choix en rappelant que BLASOMILL 10 est une huile très fluide qui a fait ses preuves lors d’usinages exigeants sur des matériaux de grande dureté. Elle convient parfaitement à l’arrosage haute pression car elle ne produit pas de mousse qui anéantirait la glisse et l’évacuation des copeaux.

Paul BROCHARD, le chef d’atelier, et Michel BERTRAND ont débattu sur les qualités et les limites des huiles hautement raffinée avec le représentant de Blaser, mais leurs avis se rejoignaient sur la nécessité d’améliorer la coupe et l’évacuation du copeau. Il fallait tenter l’expérience en mode industriel ou renoncer à fournir le client dans la totalité de ses besoins.

Un challenge qui se gagne sur la qualité d’une huile de coupe

Dès le départ, un premier jet a confirmé l’intérêt d’un lubrifiant de coupe à haute performance : les copeaux n’ont jamais si bien « glissés » sur l’outil pour s’évacuer sans collage ni accumulation. Une traçabilité des paramètres de coupe lors de l’usinage de lots successifs a permis de se constituer une base de connaissances. Progressivement le nombre de passes a pu être réduit et les vitesses de coupe ont également été augmentées.

Aujourd’hui, le responsable du projet s’estime particulièrement satisfait des résultats affichés, le temps de cycle a diminué de 35 % offrant une augmentation de capacité de production proche de 50%. Côté outil les chiffres sont eux aussi éloquents, preuve que l’on ne tient pas suffisamment compte des propriétés d’un lubrifiant pour la qualité de la coupe, puisque l’on gagne près de 60 % d’allongement du nombre de pièces usinées avec 1 même outil. Cette fois on change l’outil après 1 600 pièces !

Loïc ROUX ne dévoilera pas tous les secrets concernant cette huile entière plutôt facile à vivre et très polyvalente. Sa fluidité contribue à sa grande homogénéité et à l’essorage des copeaux. La bonne récupération de l’huile en fin de process ainsi qu’une faible nébulisation entraîne une diminution de la consommation et une économie à l’usage. BLASOMILL 10 est une valeur sûre pour les usinages délicats, les travaux de série sur les aciers traditionnels comme pour tout matériau dur, Inox, Titane….

Chez BÉRIEAU, les investissements pourront donc aller sur d’autres projets. Avec la réduction des temps et des coûts machines par pièce, on se félicite de la longévité des outils : moins d’usure, c’est plus de fiabilité en production, la qualité, des coûts outils qui baissent, des temps morts qui diminuent. Qui aurait pensé qu’un bon lubrifiant aurait autant de pouvoir ?

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